Théologie, pouvoir et blâme hérité
L’antisémitisme chrétien est né d’une polémique religieuse et s’est ensuite ancré dans le droit, l’art et la culture populaire.
Idée centrale
Les traditions chrétiennes se définissaient souvent par rapport au judaïsme. Lorsque cette relation devenait hostile, les Juifs pouvaient être décrits comme spirituellement aveugles, maudits ou collectivement coupables.
Schéma principal
Ce modèle associe la théologie au pouvoir social. Les sermons, les images, les jeux de passion et les rumeurs locales ont amené les voisins juifs à défendre des actes répréhensibles cosmiques.
Repère historique
Depuis la fin de l’Antiquité jusqu’à l’Europe médiévale, les enseignements anti-juifs ont contribué aux restrictions, aux conflits forcés, aux expulsions et aux mythes violents tels que la diffamation sanglante.
Écho moderne
De nombreuses Églises ont rejeté ces enseignements, mais des images plus anciennes apparaissent encore dans la mémoire culturelle et dans la rhétorique extrémiste, où les Juifs sont présentés comme d’éternels traîtres.